La Route froide de Thibault Vermot, illustré par Alex W. Inker

Me voici, me voilà, de retour avec mes gros sabots, pour vous parler de la dernière nouveauté Sarbacane : La Route froide de Thibault Vermot, illustré par Alex W. Inker. Je n’ai pas pu résister à l’alléchante proposition. En même temps, peut-on me blâmer ? Comment résister à l’appel d’un roman illustré, qui plus est un Sarbacane ? Bref, je me suis lancée là dedans sans vraiment savoir de quoi ça causait, et je préfère autant vous prévenir, ce n’est pas un roman à lire dehors un jour froid, vous risquez de geler sur place ! Suivez mes conseils et lisez-le sous la couette avec un bon thé (ou tout autre breuvage chaud qui a vos faveurs, le vin chaud marche aussi). Dans ce roman, on suit Jonas, exilé en plein milieu du Yukon sur un coup de tête de ses parents. Un matin, il part se balader dans la neige, ce qui devait être une petite randonnée sympa vire à la lutte pour sa survie… Lire la suite

Le petit bonheur hebdomadaire #92

Est-ce que j’ai encore failli à ma mission ? Oui un peu, je crois que je vais modifier les « règles » des petits bonheurs et dire que plutôt que le vendredi, l’article peut être publié n’importe quel jour du week-end (je compte le vendredi dans le lot). Je pense que c’est plus honnête comme ça, car une fois sur deux je rate le créneau d’origine. Du coup, c’est parti ! 

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[Film] Matthias & Maxime

La catégorie ciné de ce blog est un peu tombée dans l’oubli. Principalement, car je vais moins au cinéma, mais aussi parce que je n’ai rien vu de saisissant ces derniers mois. Mais avec le dernier film de Xavier Dolan, la donne change ! J’ai été déçue par son dernier film, Ma vie avec John F. Donovan que j’ai vu quand j’étais encore à Montréal. Je m’étais ennuyée comme pas permis et j’étais donc un peu hésitante pour cette nouveauté. Je savais que je voulais le voir, mais je ne savais pas trop ce que ça allait donner. Et il se trouve que j’ai adoré ! Je dirais même plus, c’est un coup de cœur ❤ Matthias et Maxime sont deux amis d’enfance, ils partagent la même bande de potes depuis des années, mais avec le départ imminent de Max, les choses changent. 

Pour commencer, ce film m’a rendue toute nostalgique. L’accent québécois est bien présent avec en plus tout un tas de petits détails qui m’ont rappelé ma vie montréalaise. À la fin, j’avais super envie de prendre un aller simple pour le Québec ! En plus, la patte indé est très présente et Xavier Dolan nous propose des scènes et des cadrages splendides. Ça pourrait presque en être cliché, car on sent vraiment une sorte de patine, mais à mon goût, ça marche très bien comme ça. On retrouve toutes les thématiques chères à Dolan : l’homosexualité, la mère compliquée et la colère notamment. Je trouve sa filmographie très « tout ou rien » et Matthias & Maxime, c’est définitivement un tout ! Le lien entre les deux héros est tellement bien dépeint. Ils m’ont emportée dans un tourbillon d’émotion et ils ont fait faire quelques ratés à mon petit cœur. Matthias est un peu pataud des fois et pas très doué en sentiments, mais il est attendrissant. Et Max, oh Max ! Il m’a tout simplement bouleversée. Xavier Dolan a su apporter une justesse folle à son personnage. Je dois dire que je me suis un peu retrouvée en lui et je crois que c’est pour ça que Max me parle autant.

Ce film a une vraie force ! Il est puissant par ce qu’il évoque : l’amour, l’amitié, les doutes d’une génération (la mienne), les choix qu’on fait, la difficulté de changer, d’être soi, de se trouver. Pour tout vous dire, je me sens habitée par ce film et son histoire depuis que je l’ai vu. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais j’y ai repensé le soir dans mon lit puis les jours suivants et j’ai vraiment été touchée par cette histoire. Il y a d’un côté la force unique du lien qui se révèle et l’universalité du cadre, la vie de tous les jours, le travail, les potes, etc.

En plus d’être visuellement très réussi, Matthias & Maxime jouit aussi d’une bande-son aux petits oignons ! Quelques morceaux pop choisis et placés judicieusement, mais surtout les compositions au piano de Jean-Michel Blais. Le piano seul sonne parfois un peu mélo, mais ici il colle parfaitement et souligne à merveille la force de cette histoire.

Je pense que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin, vous aurez compris que j’ai absolument adoré ce film qui est un coup de cœur ! Je ne l’ai pas compris de suite, mais Matthias et Maxime se sont creusés une petite place de choix dans mon cœur ❤ Je ne peux que vous recommander d’aller voir cette merveille de film !

Je suis curieuse de voir ce que vous en avez pensé, et si vous n’avez pas encore vu le film, foncez donc au cinéma !

Bon week-end à toutes et tous !

[BD] Le Dieu vagabond de Fabrizio Dori

Je n’ai pas du tout le temps pour chroniquer toutes les BD que je lis en ce moment, mais j’avais vraiment envie de vous parler du Dieu vagabond de Fabrizio Dori. J’en avais entendu parler à sa sortie mais il m’était un peu sorti de la tête. Alors quand j’ai vu cette magnifique BD à la librairie, je n’ai pas pu résister ! C’est l’histoire d’Eustis, un satyre banni du monde des dieux depuis des centaines d’années pour avoir déplu à une déesse lunaire. Depuis, il erre comme un vagabond, et il a la réputation de raconter des histoires qui changent la vie de ceux qui viennent l’écouter. Lire la suite

[BD] Giant Days de John Allison

Étrangement, en ce moment je lis beaucoup, mais je n’ai que rarement de quoi faire un article (souvent car pas de temps/inspiration). Du coup, je suis un peu plus présente sur Instagram, qui m’aide pour faire des minis chroniques, si vous voulez en savoir plus il y a un lien dans la barre latérale (mon compte c’est @claireonroad). Mais pour une fois, j’ai bien envie de vous parler d’une BD/comics : Giant Days. C’est une amie qui m’a fait découvrir cette comédie universitaire qui présente Esther, Daisy et Susan. Ces trois là qui se rencontre au début de leur première année de fac, car elles habitent les unes à côté des autres dans leur bâtiment.  Lire la suite

La tête au Canada : sixième et dernier mois

On ne va pas se mentir, cet article arrive avec un peu de retard. J’avais prévu de le faire dès mon retour de Montréal, mais une chose en entraînant une autre, le temps m’a filé entre les doigts. Mais au moins, j’ai un mois de recul pour vous parler de la fin de mon expérience montréalaise !

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