Just Kids de Patti Smith

Just Kids fait partie des livres qui traînent honteusement dans ma PAL depuis très (trop) longtemps. Depuis presque quatre ans pour être exacte. Et pourtant, ça fait quatre ans que j’ai vraiment envie de le lire. C’est rare qu’un livre continue de me tenter pendant autant de temps. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai mis aussi longtemps à me décider à le lire, mais je suis vraiment heureuse que le confinement m’ait donné l’occasion d’enfin m’y mettre. Avant de me lancer dans ce récit, je ne savais vraiment que le strict minimum dessus : c’est l’autobiographie de Patti Smith. Et c’est exactement ce qu’est ce roman, mais c’est aussi tellement plus !

Honnêtement, je ne savais pas grand-chose de Patti Smith avant cette lecture, si ce n’est ce que tout le monde sait d’elle donc en gros qu’elle est une artiste et qu’elle a un lien avec Robert Mapplethorpe. Je dois avouer qu’au tout début la plume m’a paru très naïve et un peu plate, mais au bout de cinquante pages j’étais complètement sous le charme de Patti. Pour celle qu’on retient comme une rock star, elle est d’une simplicité désarmante. J’ai aimé son caractère et sa façon de voir les choses. Elle m’a énormément touchée ! En plus, toute sa biographie est fortement orientée sur son lien avec Robert Mapplethorpe et il est lui aussi un artiste émouvant. Même leur relation est atypique et attendrissante. À mi-chemin entre un amour dénué de superficialité et une amitié sincère et profonde. À eux deux, ils sont incroyables et absolument fabuleux. Leur foi en leur art et en eux deux est désarmante et touchante.

En plus de cette relation, on découvre le monde qui change, l’histoire qui se fait, le tout par le regard d’une jeune artiste idéaliste qui se construit. Je trouve ça extrêmement intéressant de voir les faits qu’on étudie dans les manuels d’Histoire décrits par des gens qui ont vécu à cette période. Pour vous donner un exemple, au début de sa vie new-yorkaise, Patti parle de la guerre du Vietnam et comment elle et ses proches ont vécu cet évènement. Ça ajoute une dimension qu’on n’a pas quand on étudie simplement les faits. Mais ce que j’ai le plus aimé, c’est de voir le petit monde de l’art en effusion. Je ne savais pas à quel point Patti Smith était impliquée dans cet univers et j’ai trouvé ça renversant. Elle a évolué au milieu d’un groupe d’artistes qui sont devenus des très grands noms de l’art. Et j’avoue que ça m’a fait tout drôle de croiser Allen Ginsberg dans cette histoire alors que pour moi c’est vraiment le poète Beat de Sur la route !

Just Kids m’a vraiment touchée. C’est une autobiographie très forte, et il y a dans ces pages quelque chose d’infiniment beau. Patti Smith à l’air d’être une femme incroyable, elle est très inspirante. Pour moi ce roman est un sacré coup de cœur et c’est une œuvre d’art ! Ça m’a donné envie d’en apprendre plus sur cette artiste, mais aussi sur le travail de photographie de Robert Mapplethorpe. J’ai même un peu envie de me téléporter dans le New York qu’ils ont connu.

Qui a déjà lu cette biographie ? Si ce n’est pas encore le cas, franchement, foncez ! C’est un vrai bijou.

 Je vous souhaite un beau dimanche et je vous dis à bientôt ! Prenez soin de vous ❤

12 réflexions sur “Just Kids de Patti Smith

  1. Pingback: C’est le premier, je fais le bilan ! Avril 2020 | La tête en claire

  2. Je connais l’artiste bien sûr… mais depuis la lecture de la bio de Steven Tyler, j’évite les bio d’artistes… mais celle-ci semble quand même attirante ! J’ai l’impression que le point commun entre tous ces artistes de l’époque, c’est justement ce brin de naïveté et d’idéalisme dans lesquels certains se sont perdus sous des influences extérieures mal intentionnées…

    Aimé par 1 personne

    • Justement, Parti Smith était super droite dans ses bottes, elle a toujours fait les choses à sa façon sans toner dans les excès, c’est ça qui la rend si géniale aussi je trouve ! Comment ça se fait que cette bio de Steven Tyler t’ai fâchée avec toutes les bios ? X)

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      • Disons que Steven Tyler a expliqué certains de ses comportements décadents en s’exprimant comme un repenti/guéri. Mais quand je suis allée les voir en concert, je l’ai vu à plusieurs reprises aller près de la batterie, seul endroit où la caméra ne le suivait pas. Dans son livre, il expliquait clairement ce qu’il y faisait. Ça m’a un peu dégoûtée, ça rompt le charme.

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  3. J’avais tellement aimé cette autobiographie quand je l’avais lue il y a deux ou trois ans que moi aussi ca m’avait donné envie d’en savoir plus sur Patti Smith !
    Je n’ai toujours pas remédié à cela, merci de me rappeler que je dois lire d’autres de ses ouvrages, sa poésie, etc hihi

    Tu retranscris bien l’ambiance du livre qui nous donne juste envie de faire un voyage dans le temps dans une époque qu’on a jamais connu juste pour croiser Bob Dylan, Ginsberg et Hendrix ♥

    Aimé par 1 personne

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