La tête au Canada : troisième mois à Montréal, road trip en Gaspésie

Lac aux Américains, Parc du Bic

Et voilà, je suis arrivée au cap symbolique de la moitié de mon séjour à Montréal… Ça va vraiment trop vite tout ça, mais heureusement, d’ici un mois je serais libérée de mon mémoire et je vais pouvoir enfin en profiter en paix, l’esprit tranquille ! Ce mois-ci je n’ai presque rien fait en dehors d’un super tour en Gaspésie en famille ! Je vous raconte ça de suite.

Parc du Bic

Road trip en Gaspésie en 6 jours chrono

Le premier jour, j’ai pris le bus jusqu’à Québec pour rejoindre mes parents. À midi on a mangé au marché de Québec, mais il faisait un peu triste mine car en cours de déménagement et du coup il manquait plus de la moitié des stands. Dommage pour nous ! Après on a pris la route jusqu’à Rivière-du-Loup, on s’est baladés un peu dans le coin, les rives du Saint-Laurent sont vraiment belles ! Mais comme la journée était déjà bien entamée, on n’a pas fait grand-chose de plus. Il faut dire qu’au Québec tout est tellement grand que le moindre trajet fait vite 2 ou 3 heures…

Parc national de Haute Gaspésie

Pour le second jour, direction le parc national du Bic, vers Rimouski. Encore un bon p’tit temps de trajet, mais le parc vaut le détour. Les paysages alternent reliefs, îles, forêt, Saint-Laurent, plages & compagnie ! Ce n’est pas le plus beau parc qu’on a fait, mais la nature est quand même super luxuriante, on a pu observer pas mal d’oiseaux. Ensuite on a fait route vers Sainte-Anne-des-Monts où on a encore fait un p’tit tour à pied le long de la rive. Mais encore une fois avec toute la route c’était déjà tard, donc on est repartis à l’hôtel.

Troisième jour, changement de cap, l’objectif était de rejoindre Percé, mais au lieu de passer par la côte on a coupé par les terres pour voir le parc national de Haute Gaspésie. Et j’en ai vraiment pris plein les mirettes ! Déjà les routes sont impressionnantes, petites autoroutes de campagne (ici il n’y a pas vraiment de grosse autoroute comme chez nous, toutes les routes sont gratuites donc il y a moins de moyens mis en place). Mais c’est tellement chouette ces longues routes bordées par la forêt, un vrai cliché de carte postale façon road trip ! En plus le parc est immense et vraiment splendide. On a fait un premier bout de balade jusqu’à la chute de Sainte-Anne, ensuite avec ma mère on est montées jusqu’aux chutes du Diable et la vue est vraiment à couper le souffle ! On se balade au milieu de rien dans des paysages de montagne splendides avec une abondante végétation, on a traversée de sous bois, croisé des rivières et une fois arrivées aux chutes, c’est tout simplement renversant ! C’était la plus belle rando que j’ai faite de ma vie, je pense ! Ensuite on est redescendus et on a rejoint le lac aux Américains, toujours dans le même parc. C’est une balade bien plus courte, mais il restait… de la neige ! Même pour le Canada, de la neige en juin ça reste très rare. Donc on a marché dans la neige (pas trop équipés pour, on ne va pas se mentir…) et une fois en haut, boum ! Encore un paysage à couper le souffle avec un lac de montagne splendide ❤ On a pique niqué là-haut et je ne peux pas vous décrire la joie que c’est de traverser des endroits aussi beaux, isolés et bien préservés… Après retour en voiture pour quelques heures de route vers Percé.

Chutes du Diable, parc national de Haute-Gaspésie.

Pour le quatrième jour, l’hôtel où on était avait une vue magnifique sur l’océan et le roché de Percé (qui est… percé !). En plus la salle de petit-déjeuner avait cette même vue splendide et le petit-déjeuner était super bon avec des crêpes au sirop d’érable et des fruits frais ❤ Avec nos estomacs bien remplis, on a pris un bateau pour rejoindre l’île de Bonaventure pour y voir la plus grande colonie de fous de Bassan. L’île est assez grande donc on a encore fait une belle rando tout autour et en plus des oiseaux, on a pu observer un groupe de phoques qui se prélassait au soleil ! Leur cri est très impressionnant, et ils sont drôles à observer. Ensuite vu qu’on était déjà partis très loin de Québec, il a fallu commencer le retour donc direction Sainte-Anne-des-Monts à nouveau ! En route on a quand même pris le temps de faire un p’tit détour pour voir un magnifique phare perdu dans la nature.

La colonie des fous de Bassan de l’île Bonaventure.

Pour le cinquième jour, la chance nous a quittés et le beau temps qu’on avait eu jusqu’alors avec. Du coup on en a profité pour faire un max de kilomètres en passant par les terres avec un petit crochet vers Témiscouata-sur-le-lac. Sur place on n’a pas vu grand-chose à cause du mauvais temps, mais les paysages qu’on a traversés pour s’y rendre valaient largement le détour ! Au final, ce jour-là, à part de la voiture, on n’a pas fait grand-chose puisque le soir même on était de retour à Québec.

Petit phare perdu au milieu de nulle part !

Finalement pour le dernier jour on s’est un peu baladés dans le Vieux-Québec, mais il a vite été temps de retourner à la gare routière pour rentrer à Montréal. Le bilan de tout ça ? La Gaspésie est vraiment splendide ❤ En plus, j’ai découvert que si tous les parcs nationaux sont payants ils sont très bien entretenus (contrairement aux routes qui sont gratuites et pleines de trous…) ce qui permet de toujours avoir des conseils, des sentiers bien entretenus et une nature préservée avec soin. En effet de tout ce que j’ai pu voir, il n’y a pas de déchets qui traînent partout, on a vraiment l’impression de rentrer dans un sanctuaire de nature sauvage et rien n’aurait pu me rendre plus heureuse ❤

Contrairement à toutes les autres, cette photo n’est pas de moi, désolée !

En dehors de ça…

Et bien je n’ai vraiment pas fait grand-chose d’autre ce mois-ci… Je passe mes semaines au boulot, mes week-ends à la bibliothèque pour mon mémoire donc définitivement rien de bien trépidant… Vivement la libération ! Mais j’ai quand même eu le temps de me balader dans la rue Sainte-Catherine avec sa désormais célèbre installation aux couleurs du drapeau LGBT ❤ Sur plusieurs centaines de mètres, des boules multicolores forment un long dégradé au-dessus de la rue, en plein cœur du village (le quartier LGBTQ+ historique de Montréal) et toutes ces couleurs donnent un visage festif à la rue, d’autant plus qu’elle est entièrement piétonne pendant la belle saison. J’ai aussi vu le jardin botanique mais ça je vous en ai parlé ici et Twenty One Pilot en concert ❤ (article par ici).

Petit coin de jardin botanique

Sinon, je passe la plupart de mon temps libre à me demander si je veux rester ou non à Montréal. J’aime tellement ma vie ici, l’ambiance et la culture locale… Et en même temps d’avoir vu ma famille, je me rends compte à quels points mes proches me manquent, mes amis aussi. Je me sens un peu perdue, j’ai l’impression d’avoir deux foyers, mais je ne peux vivre que dans un seul à la fois et en choisir un signifie renoncer à une grande partie de l’autre… C’est un sentiment à la fois merveilleux de savoir qu’on est aussi bien dans des endroits différents et en même temps une déchirure entre deux univers. Bref, je n’arrive pas à me décider alors je verrais bien ce que la suite me réserve !

Le rocher de Percé.

Et voilà pour aujourd’hui ! Encore une fois, j’aurais plus de choses à raconter pour cet été. Une fois que mes obligations universitaires seront passées, en attendant, je vous fais des brouettes de bisous, je vous souhaite une belle journée et je vous dis à bientôt pour la suite de mes aventures !

14 réflexions sur “La tête au Canada : troisième mois à Montréal, road trip en Gaspésie

  1. Pingback: La tête au Canada : sixième et dernier mois | La tête en claire

  2. Lol alors je vais commenter ici aussi, j’ai qq années de plus que toi (29 ans), J’ai fait un Erasmus en Ecosse, mon chéri a vécu un an à Londres et un an à Osaka. On a aussi vécu deux ans et demi à Paris (étant originaires de Lille). Au final on est revenus dans le Nord car comme tu dis, même si on adore l’ »ailleurs » de façon générale, qu’on se sent chez nous dans plusieurs pays, on se rend compte avec le temps que vivre loin de nos proches est pesant. Par exemple mon père vient d’être diagnostiqué avec un cancer et ça me ferait vraiment chier d’être loin… (pardon je raconte ma vie 😅). On préfére être ici et envisager une expatriation « courte » d’un ou deux an plus tard éventuellement, ou faire des grands voyages (comme notre tour du monde dont on revient) 🙂 mais chacun trouve son équilibre différemment! Bon courage pour tes choix 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ton point de vue ! J’avoue que je suis vraiment partagée 😅 Mais je me reconnais dans ce que tu dis. Pour lisntant je laisse le temps au temps, J aime pas trop prendre des décisions ça sonne trop définitif alors je me laisse aller au grès de mes envies 😅

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  3. Pingback: C’est (plus) le premier, je fais le bilan ! Juin 2019 | La tête en claire

  4. Tu me donnes des envies de voyage, comme d’habitude^^
    Bon courage pour ce choix difficile que tu as à faire ! J’aurais tendance à te conseiller de foncer et profiter des opportunités que tu peux avoir au Canada : tes proches ne sont pas prêts de te lâcher et tu pourras toujours prévoir des façons de les voir plus fréquentes à long terme que sur ces 6 petits mois ; et tu trouveras sans doute des gens qui compteront aussi pour toi sur place, avec le temps. Mais c’est facile à conseiller et autre chose de le faire, alors je te souhaite juste de prendre la décision qui puisse te rendre la plus heureuse possible 🙂

    Aimé par 1 personne

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