C’est le premier, je fais le bilan ! Mai 2019

Comme annoncé en début d’année, je continue de fusionner mon bilan du mois avec le C’est le premier, je balance tout pour éviter de trop me répéter. C’est donc parti pour un petit tour d’horizon du mois de mai !


1) Mes acquisitions du mois

Toujours rien à signaler de ce côté, et je n’en suis pas peu fière !


2) Mes lectures du mois

Un mois en demi-teinte, j’ai un peu lu, mais j’ai du mal à me plonger dans un livre en ce moment, du coup je suis repartie vers les séries. Je viens de commencer Good Omens et j’ai regardé Mr. Robot ce mois-ci, c’est une série excellentissime ! Mais pour en revenir aux livres, voici mes lectures du mois :

  • The Wicked + The Divine, tome 4, j’ai voulu tenter de continuer cette série après la déception qu’a été le tome 3, malheureusement, l’échec se confirme et je vais abandonner…
  • Je reviens de mourir d’Antoine Dole, une sacrée lecture !
  • Violette Hurlevent et le jardin sauvage de Paul Martin, illustré par Jean-Baptiste Bourgois, mignon et sympa, mais en dessous de mes attentes.
  • Sans domicile fixe de Susin Nielsen une très chouette lecture touchante comme tout et que j’ai adoré.
  • The Mortal Instruments, Renaissance, Tome 2 : Le prince des ténèbres de Cassandra Clare pour retrouver la saga chouchoute de mon adolescence ! Malheureusement même si ça reste une lecture doudou, j’ai été un peu moins emballée que pour d’autres tomes…
  • Summer Kids de Mathieu Pierloot, un très bon roman ado que j’ai adoré et qui se lit d’une traite, sans prise de tête.
  • Call me by your name d’André Aciman, pour le coup échec total. Si la plume est belle, je n’ai pas du tout accroché, alors même que j’avais entendu plein de bonnes choses, du film notamment.

3) Les autres articles du mois sur le blog


4) Mes trouvailles du web

Mon obsession musicale du moment, c’est Yungblud. C’est un chanteur anglais qui mixe plein d’influences et notamment rock/punk. Ses textes sont brillants et il a une personnalité hors norme. Du haut de ses 21 ans, il me fascine, j’ai regardé des interviews (quand je commence à faire ça, c’est que je suis vraiment obsédée par un artiste) et il dit des choses tellement fortes et intelligentes ! Je dois avouer qu’écouter ses titres en boucle tout le mois m’a beaucoup aidé, alors je partage, en espérant que vous apprécierez la découverte ! La chanson, c’est Polygraph eyes, je sais, une chanson qui parle de viol c’est pas super fun, mais je trouve ça hyper fort que ce soit un jeune et en plus un homme qui chante un tel morceau. Et en bonus je vous mets une petite interview, pour que vous compreniez pourquoi je le trouve aussi fabuleux !

Et pour changer un peu, je vous propose de la poésie ! J’entends très souvent parler du compte Facebook de Cécile Coulon (il faut dire que c’est aussi une de mes profs). Mais je n’ai décidé que très récemment de la suivre et j’y découvre presque tous les jours de petites merveilles de poésie contemporaine. Ses textes sont parfois drôles, parfois légers et parfois terriblement profonds et touchants. Je vous en propose un extrait :

HABITAT NATUREL DES GRANDS CHAGRINS

Les grands chagrins ressemblent à des chats
qui se glissent dans des boîtes en carton
trop petites pour accueillir leurs grands corps :
serrés entre quatre parois fragiles, les pattes
ramassées sous eux, ils sont rangés là, paupières
closes et moustaches parallèles.
Les grands chagrins s’installent en des endroits
d’où ils débordent toujours : dans une parole quelconque
lors d’un dîner entre amis, il suffit qu’un voisin de table
demande si tout va bien dans ta vie, si tu habites
au même endroit, si tu as vu ce si beau film
au cinéma et soudain
en toi
l’animal s’étire dans sa boîte.

Les grands chagrins s’installent là où ils savent
qu’on ne viendra pas
les chercher. Dans le fond d’une armoire, sur une
table de chevet, dans le reflet tordu d’un miroir de grand magasin.
Dans le goût d’un plat préféré. Sur le bord d’une étagère.
Les grands chagrins ne vont jamais dans les profondeurs :
c’est là que nous les traquons en premier, c’est là que nous avons
appris à descendre, pendant qu’ils nous regardent d’en haut,
assis les pieds jetés dans le vide de nos journées.

Les grands chagrins naissent des toutes petites phrases,
des toutes petites absences :
ces toutes petites choses auraient dû être de grandes aventures,
d’imposants monuments, d’extraordinaires histoires.
Nous avons choisi de baisser la tête : pour nous consoler
les arbres agitent leurs branches, ils effacent au ciel
le passage des oiseaux.

Sans les grands chagrins,
nous serions sans doute bien incapables
de nous rappeler ces fois
où nous avons failli
être nous-mêmes.


Et voilà c’est tout pour ce mois-ci ! Je vous souhaite un joli mois de juin ! 

Et vous, quel est votre bilan ?

Bon week-end !

15 réflexions sur “C’est le premier, je fais le bilan ! Mai 2019

  1. Oh quel poème!
    Je suis malheureusement contente de voir que The Divine + The Wicked ne te plaise toujours pas car après avoir lu le tome 1 j’ai direct lâché l’affaire et je n’ai même pas eu envie de prendre la suite à la bibliothèque. Pourtant je trouvais les dessins superbes (et surtout les couleurs)

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: C’est le premier j’balance tout #26

  3. Le Susin Nielsen me fait bien envie, j’aime beaucoup cette autrice !
    Ouille, mince pour Call me by your name… Il fait partie des livres que j’aimerais lire un jour suite à mon coup de coeur pour le film !
    Sinon, j’aime beaucoup suivre tes aventures montréalaises !
    Passe un beau mois de juin ! (Mais je ne m’en fais pas trop pour toi !)

    Aimé par 2 personnes

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