Violette Hurlevent et le jardin sauvage de Paul Martin, illustré par Jean-Baptiste Bourgois

Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais Sarbacane tease la sortie de Violette Hurlevent et le jardin sauvage depuis des mois (sortie prévue le 15 mai). Donc forcément je n’ai pas su refuser leur alléchante proposition de découvrir ce texte. Ils ont mis les petits plats dans les grands pour cette sortie et je les en remercie ! Il y a des livres qu’on peut lire à tous les âges et se foutre royalement de savoir s’ils sont « faits pour notre âge » et d’autres dont on se dit « arf, je l’aurais tellement aimé à 12 ans ». Violette Hurlevent, fait partie de la seconde catégorie. J’ai apprécié ma lecture, mais il arrive un peu tard dans ma vie de lectrice… Violette est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus normal, mais quand elle commence à fouiller le jardin de la maison où elle vient d’emménager avec sa mère, elle découvre tout un monde dont les habitants la proclament « protectrice »…

Ce qui me fait dire que j’aurais mieux aimé ce roman plus jeune, c’est que j’ai passé mon temps à faire des parallèles dans mon cerveau. Ma base de données de lectrice a parasité ma lecture sans cesse. Violette Hurlevent, c’est Alice au pays des merveilles qui rencontre Arthur et les minimoys Oui, mais pas aussi drôle qu’Arthur et moins loufoque qu’Alice. Dans la communication de Sarbacane, j’ai aussi vu une comparaison à Tobie Lolness, cruelle erreur ! Ce roman est tout en haut de mon panthéon personnel de la littérature alors forcément mes attentes étaient un peu trop hautes. Violette n’a pas la finesse, l’intelligence et même la grâce de Tobie. Mais attention, Violette est tout sauf un mauvais roman.

En fait j’ai trouvé que ce roman était touchant, mais maladroit, comme une jolie pierre trouvée sur un chemin qui mériterait encore un bon polissage. Certains aspects sont trop bruts en tant que tel. Par exemple le thème du père violent est traité de manière très peu subtile et sert de ressort narratif assez bancal. L’aspect mission héroïque du rôle de protectrice du jardin est aussi un peu rapide. On devine un peu trop facilement certains « rebondissements » et surtout les antagonistes sont trop basiques à mon goût.

Mais bien sûr, il y a aussi du bon dans ce texte. Les dessins sont assez touchants et créent une unité texte-image charmante. Et l’univers est si riche et fourmillant de détails ! C’est un petit monde ultra attachant que j’ai pris plaisir à parcourir. En fait c’est une très bonne entrée en littérature de jeunesse, le texte est ultra accessible et il y a un bon rythme. Et pour une fois c’est un one-shot et pas une série.

Au final, je ne suis pas totalement convaincue à titre personnel, j’ai étrangement trouvé ce livre « trop jeunesse ». J’ai l’impression d’être une vieille schnoque à dire ça, car c’est rare que j’ai cette sensation. Mais c’est tout de même un titre que je recommanderais totalement à de jeunes lecteurs entre 8 et 13 ans. 

Qui a déjà lu ce texte ? Dites-moi tout en commentaire qu’on puisse en discuter !

Bonne fin de week-end !

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2 réflexions sur “Violette Hurlevent et le jardin sauvage de Paul Martin, illustré par Jean-Baptiste Bourgois

  1. ah, j’adore lire ce genre d’article, que je trouve vraiment intéressant et constructif, et que me permet vraiment d’affiner mes choix de bibliothécaire, tant dans les acquisitions que dans les conseils. merci merci merci !

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