Fréquence Oregon de Loïc Le Pallec

Je reviens avec un nouveau X’Prim de chez Sarbacane à vous chroniquer ! J’ai reçu ce service presse depuis plus d’un mois, mais comme mon rythme de lecture est un peu archaïque ces derniers temps, je l’ai un peu laissé de côté. Heureusement, j’ai fini par m’y mettre et j’ai beaucoup apprécié ma lecture, merci l’équipe Sarbacane ! Fréquence Oregon, c’est l’histoire d’un groupe de jeunes qui décident de quitter leur prison dorée. En effet, ils vivent dans notre futur et la terre est devenue un grand n’importe quoi, entre guerre, famine et clans. Seuls quelques îlots privilégiés ont été préservés pour ceux qui en ont les moyens…

Ce qui fait la force de ce roman, c’est son côté dystopique, mais sans trop en faire. Fréquence Oregon c’est Mad Max rencontre Blade Runner ! En effet, les humains ont créé des robots très perfectionnés qui ont décidé qu’ils voulaient avoir leurs propres villes pour être séparés des humains quand ils le veulent. Seven est d’ailleurs mon personnage préféré ! C’est un robot philosophe et fan d’échec et j’ai bien aimé le discours que transmet l’auteur à travers lui. Pour ce qui est des jeunes gens du roman, si j’ai passé un vrai bon moment, je n’ai pas réussi à me sentir complètement en phase avec eux. Peut-être parce que j’ai lu ce livre de manière un peu trop décousue, mais aussi parce que je crois que ce roman va un peu trop vite. En général, les mondes dystopiques sont développés sur plusieurs volumes. Avoir un one-shot est certes plaisant et évite les longueurs, mais cet univers est si chouette et bien pensé que j’aurais aimé en avoir un peu plus…

Je ne suis pas une experte en pop culture, mais il me semble que ce roman est une sorte d’hommage à tout ce qui s’est fait dans le genre dystopie/survival. Certaines scènes m’ont fait penser à d’autres univers, je ne vais pas vous les lister pour vous laisser la surprise, mais j’ai vraiment eu cette impression au moins pour deux ou trois grands « tableaux » du roman. Pour revenir sur cette impression de « trop vite », certaines idées sont assez folles, mais souvent la résolution des problèmes intervient beaucoup trop tôt. À tel point que les obstacles que les héros doivent franchir ressemblent plus à des brindilles sur leur parcours.

Au final, j’ai vraiment pris plaisir à cette lecture, mais je pense qu’il manque à fréquence Oregon un peu plus de profondeur. Par exemple, les méchants sont un peu trop faciles. Le discours sur la catastrophe écologique à laquelle on court aurait pu être mieux ficelé, etc. Disons que le roman aurait peut-être mérité d’être un peu plus épais. Mais en dehors de ça, c’est un chouette livre et même une bonne introduction à la dystopie pour les adolescents qui n’ont pas encore lu les Divergente et autres Hunger Games. Il y a cet aspect road trip qui est un peu moins lourd que les traditionnels complots et épreuves des grands romans du genre que j’ai pu lire jusqu’ici.

Qui a déjà entendu parler de ce roman ou compte le lire ? Dites-moi tout en commentaire ! 

Un bon dimanche et à très vite !

3 réflexions sur “Fréquence Oregon de Loïc Le Pallec

  1. Pingback: Bilan de Décembre & Tops de 2018 | La tête en claire

  2. non seulement je l’ai lu… mais je l’ai écrit… je te remercie d’avoir pris le temps d’en faire la critique. ( la version originale comportait une soixante de pages supplémentaires, mais a subit certaines coupes, ce sont là les aléas de l’édition et des concessions nécessaires… ) Content que tu aies malgré tout passé un bon moment…
    Loïc

    Aimé par 1 personne

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