La vitesse sur la peau de Fanny Chiarello

Oh, tiens, encore un DoAdo par ici, mais quelle surprise, décidément je n’ai vraiment pas de fixation sur cette collection du Rouergue Jeunesse (vous entendez une pointe d’ironie? C’est normal…) En ce moment je papillonne entre plusieurs lectures, je n’ai pas trop le temps et l’énergie de m’investir à fond dans un univers compliqué, du coup les romans ado contemporains me parlent pas mal. Ici on croise le chemin d’Elina, elle a perdu sa mère un an plus tôt et depuis, plus un seul mot n’est sorti de sa bouche. Un jour, elle se met à courir, à courir dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en espérant pouvoir rattraper le temps qu’elle n’a pas eu avec sa mère. Dans sa course effrénée, elle rencontre Violette, une ancienne coureuse qui est devenue paraplégique à la suite d’un accident. Violette va lui permettre de revenir parmi les vivants…

Elina est assez attachante, surtout car on la suit comme narratrice, on comprend son isolement et on la voit s’ouvrir au fur et à mesure. Au début du roman elle se compare à une plante et la comparaison est plutôt pertinente : elle se laisse vivre, passe des heures au parc près de chez elle, murée dans son silence. Elle est attachante dans sa façon d’envisager le monde, elle porte une grande mélancolie qui m’a parlé. Je n’irais pas jusqu’à dire que je la comprends parfaitement car elle a une façon de vivre son deuil assez particulière mais elle n’en est pas moins touchante dans sa singularité. Je me suis un peu moins attachée à Violette car on accède finalement assez peu à elle, et globalement tous les personnages secondaires sont si lointains à travers les yeux d’Elina qu’on peut difficilement s’attacher à eux, et c’est un peu dommage, car j’ai eu l’impression que leur développement était un peu oublié au profit du personnage principal.

Sinon pour ce qui est du déroulement de l’histoire, si ce n’est pas le meilleur DoAdo que j’ai lu jusqu’ici, on retrouve ce petit twist avec une voix unique d’ado. Elina ne rentre pas dans les cases du conventionnel et l’auteure nous montre que ce n’est pas grave, on peut grandir et évoluer en choisissant de suivre un petit chemin biscornu et escarpé plutôt que l’autoroute du conventionnel. J’ai vraiment apprécié que la narration ne cède pas à la facilité, si Elina change et grandit, tout ne finit pas au mieux dans le meilleur des mondes. L’auteure nous propose une vraie honnêteté à travers son texte et ne cède pas aux sirènes du « tout ira bien ». Au contraire, elle pointe que certaines personnes galèreront toujours un peu pour être heureuses et s’adapter, mais que ce n’est pas grave car l’important c’est de réussir à vivre comme on est.

Je ne sais pas trop quoi vous dire d’autre sur ce texte, mais retenez qu’il se lit tout seul et que je n’avais pas vu venir un évènement qui change tout au cours du récit. Et si ce roman ne se démarque pas trop au sein de mes petits chouchous de la collection DoAdo, ça reste un très bon roman ado!

Qui connait déjà? Qui pense que La Vitesse sur la peau pourrait être sa prochaine lecture? Dites moi tout en commentaire!

Des bisous et à bientôt!

3 réflexions sur “La vitesse sur la peau de Fanny Chiarello

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