Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

Si vous me suivez sur Instagram et/ou Facebook, vous savez peut-être que j’étais en vacances dans les Alpes cette semaine. Sauf que ma soutenance de mémoire approchant, je voulais me remettre un peu dans le bain de la littérature de voyage, et tant qu’à faire, j’ai choisi de faire d’une pierre deux coups en lisant pour l’occasion des livres qui traînaient dans ma PAL dont plusieurs de Sylvain Tesson (qui est l’un des auteurs de mon corpus). J’ai l’impression qu’avec lui, c’est quitte ou double car dans la foulée j’ai aussi lu Petit traité sur l’immensité du monde et La Chevauchée des Steppes, et ces deux-là ne m’ont pas emballée plus que ça alors que j’ai adoré Dans les forêts de Sibérie! Sylvain Tesson y relate sa retraite de six mois dans une petite cabane au bord du lac Baïkal.

Je pense que c’était le livre parfait pour les vacances car j’ai pu le déguster tranquillement en plein cœur des Alpes, principalement depuis le canapé tout moelleux du chalet où on a logé avec mes parents ❤ Le rythme est forcément assez lent puisqu’il est question d’une retraite et d’un isolement quasi total. J’ai adoré le côté très calme et contemplatif de ce livre, c’est une bouffée d’air frais face au rythme parfois effréné de nos existences « civilisées ».

Si parfois Sylvain Tesson peut avoir un petit côté snob dans ses œuvres (je pense au Petit traité sur l’immensité du monde où il donne un peu l’impression que le citoyen moyen est plus proche de l’oiseau sans cervelle que de l’être humain), mais pas dans ce roman. Au contraire je trouve son regard plutôt lucide et juste sur la civilisation occidentale et ses excès. Rien que de lire ce roman, j’ai eu envie de lever le pied et surtout de continuer à faire toujours plus pour consommer moins. Ce n’est pas forcément le but de ce livre, mais le sujet permet de prendre beaucoup de recul sur sa vie.

La plume de Sylvain Tesson permet de profiter de chaque petit changement dans la routine comme d’un événement : une visite à des amis dans une cabane à trois jours de son « chez lui », un nouvel animal qui vient se promener autour de la cabane, un visiteur inattendu, etc. Un rien devient une grande aventure! Par contre, le faible de l’auteur pour l’alcool et surtout la Vodka se confirme ici, je m’en était déjà rendu compte avec L’Axe du loup, mais ici c’est encore plus flagrant! Contrairement à beaucoup, je n’ai pas trouvé ça gênant, mais il est vrai que si je me mettais moi même à boire autant je mourrais probablement de cirrhose sous quinzaine…

Au final, j’ai vraiment apprécié ce roman pour l’oxygène qu’il m’a apporté, le calme qui s’en dégage et la réflexion qu’il permet. Je vous le conseille tout particulièrement si vous aussi, la frénésie du rythme de vie occidental vous interroge.

Qui a lu ce roman? En avez vous lu d’autres de Sylvain Tesson? Dites moi tout en commentaire!

P.S. : J’ai vu il y a maintenant un moment le film adapté du livre, et je me rends compte que c’est une adaptation très très libre! Mais le film vaut le détour pour les paysages de fou, la bande son signée Ibrahim Maalouf et surtout pour la voix sublime de Raphaël Personnaz. 

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14 réflexions sur “Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

  1. Bon, je me doutais que tu n’aurais pas le même avis que moi, donc je ne suis pas surprise même si je me sens toujours aussi seule dans ma non appréciation de ce livre.
    Pas snob dedans ? Je ne sais pas si on a lu la même chose, j’ai eu envie de lui tordre le coup au bout de vingt pages ! ^^ C’est vraiment bête, je suis d’accord avec lui sur certains points, mais non, ce livre n’est pas passé du tout avec moi !

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  2. Pingback: Bilan de Septembre | La tête en claire

  3. Je me demande si ça fait penser à Wild dans l’esprit retraite et prendre du temps pour soi.
    Je n’ai pas encore lu Wild mais c’est en projet haha!
    L’ambiance que tu décris ici m’a fait penser au premier Podcast des Baladeurs sur Youtube créé par « Les Others », un homme y raconte son épopée dans le grand Nord parti à la base photographier des animaux et des rencontres qui lui sont arrivée sur le chemin.

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  4. je l’ai lu et « heureusement » je ne connaissais pas Tesson à cette époque, j’ai donc profité de la lecture « sereinement » naïvement ». bon, après, ma réflexion s’est nuancée, mais il est vrai que c’est une lecture intéressante, qui peut nourrir la réflexion sur le mode de vie occidental (qu’il n’a pas vraiment non plus dans le roman complètement abandonné 😉 )

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