Elia, la passeuse d’âmes de Marie Vareille

En ce moment j’essaie de piocher de temps en temps dans ma PAL des livres dont je sais qu’ils vont probablement y croupir si je ne me force pas un peu. Elia, La Passeuse d’âmes en fait partie, je l’ai récupéré dans les étagères d’anciens SP de la librairie où je travaillais l’été dernier. J’avais une envie de le lire modérée, une vague curiosité quand je l’ai embarqué au départ, sauf que près d’un an après, la curiosité s’est envolée et je l’avais un peu oublié. J’étais à deux doigts de le donner ou de le mettre dans une boite à lire mais j’ai décidé de lui donner sa chance et ce fut une belle surprise! Elia est une passeuse d’âme, elle possède une anomalie génétique qui fait qu’elle est censée ne ressentir aucune émotion. Ce qui fait d’elle la personne parfaite pour passer les âmes (euthanasier en langage dystopique). Malheureusement pour elle, il se trouve que des émotions, elle en ressent. Elle va donc aider un jeune fuyard et se retrouver dans le merdier jusqu’au cou…

Ce à quoi je ne m’attendais pas en me lançant dans ce livre, c’était à lire une dystopie! Il faut dire que la vague de la dystopie s’est franchement essoufflé après le flop du dernier volet de Divergente. Pour ma part j’en ai lu mon lot et je suis passée à autre chose. J’ai naïvement cru que plus personne n’en publiait, il faut croire que si! C’est un des défauts du livre, il arrive un peu après la bataille… Zéro révolution sur le plan dystopique. On a toutes les bonnes petites étapes : un événement dans le passé a fait bifurquer la société ; c’était le chaos alors on a mis un régime pseudo-idéaliste et vraiment répressif en place ; en fait c’est pas aussi cool que prévu, la révolution gronde chez les défavorisés ; ils trouvent une porte parole qui transcende les causes et devient leur étendard et paf, ça fait des Chocapics! Vous avez une impression de déjà vu? Je vous le confirme, rien de révolutionnaire.

Comme toute bonne héroïne dystopique, Elia est super badass, pleine de courage, et elle a le sens du sacrifice chevillé au corps. Ça ne m’a pas empêché de l’apprécier, mais c’est vrai que connaissant le schéma de la dystopie, j’ai eu du mal à être surprise par ses choix. Les personnages secondaires sont plutôt sympas c’est une belle bande d’amis qui fait chaud au cœur et qui soutient Elia à fond. La romance si elle est un peu évidente pour le prochain tome a le mérite de ne pas être étalée sur toutes les pages dans ce premier volet.

Même si sa construction est assez classique dans  l’idée de la dystopie, j’ai beaucoup aimé l’univers crée par Marie Vareille. Il y a un système de caste, les Kornésiens qui sont les plus riches, et chez qui Elia a grandi, sont les dirigeants et on le droit de vie et de mort sur les classes inférieures. Il y a une caste moyenne de commerçants (qui ici ne sert clairement à rien) et une caste inférieure, les Nosobas, qui sont pauvres et forcés à faire les basses besognes, ils sont un peu à l’image des intouchables en Inde : personne ne veut les voir ou les toucher. Ces trois castes sont là pour le seul bien de la Communauté, aucun individu ne peut se permettre de faire des choix pour lui, la liberté n’est pas une notion acceptable, il faut penser au groupe et non pas à soi.  Il y a aussi une histoire de prophétie, alors certes, les prophéties c’est encore moins original que la dystopie, mais l’auteure s’en sert plutôt bien.

Au final j’ai bien aimé ma lecture mais malheureusement, je crois que ce livre arrive trop tard pour moi. Tous les schémas traditionnels de la dystopie sont présents, j’ai eu un peu de mal à me sentir surprise. En plus, chose rare, je trouve que le roman aurait mérité quelques pages en plus pour un meilleur développement car tout va très (trop) vite. Je me suis quand même attachée aux personnages, la plume est assez addictive et j’avoue que j’ai bien envie de lire la suite!

Qui connais déjà ce roman? Qui l’a lu? Dites moi tout en commentaire!

Des bisous et à bientôt! 

P.S. : J’ai écrit un article sur la dystopie et notre société actuelle, c’est un article de réflexion qui me tient vraiment à cœur, si ça vous tente, il est par là et il s’appelle : Et si … la dystopie c’était maintenant?

3 réflexions sur “Elia, la passeuse d’âmes de Marie Vareille

  1. Pingback: Bilan d’avril | La tête en claire

  2. je n’ai pas lu ce livre, je n’ai lu aucune dystopie, je ne serais donc pas si blasée, mais quand même, l’âge compenserait 😀 et je ne serais pas non plus très étonnée. peut-être la classe intermédiaire sera plus présente dans un autre tome? ça semble plutôt un roman jeunesse, non? en ce moment je lis une biographie de La Pérouse, porte ouverte sur d’autres livres, c’est très riche! à Lille je crois?

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