Dysfonctionnelle d’Axl Cendres

Je vous l’avais promis, la voici, ma chronique de Dysfonctionnelle d’Axl Cendres, que j’ai découvert la semaine dernière lors du weekend à 1000! Une de mes amies a lourdement insisté pour que je lise ce livre, mais comme j’essaie de ne pas trop en acheter en ce moment je me disais tout le temps : « plus tard ». Mais les hasards de la bibliothèque m’ont permis de le dénicher, j’avais donc Dysfonctionnelle sous la main pour ce fameux weekend! Et ce fut une sacrée découverte, je commence à être totalement conquise par la collection X’Prim de Sarbacanne ❤ Dans ce roman, Fidèle reviens sur les 30 premières années de sa vie, mais aussi sur le parcours de chacun des membres de sa (très) nombreuse famille.

Pour commencer, Fidèle est un sacré personnage. Elle est pour le moins atypique : fan de foot et de bagarre, elle préfère les filles aux garçons et elle a grandi dans ce qu’elle appelle une famille dysfonctionnelle. Son père, Khabile, est un brigand du dimanche et quand il n’est pas derrière son bar Au bout du monde, il fait des détours par la case prison. Sa mère, d’origine juive, rescapée des camps de concentration, sombre doucement dans la folie et certains de ses épisodes lui valent des séjours en hôpital psychiatrique. A côté de ça, Fidèle doit gérer les services sociaux qui ne voient pas d’un bon œil qu’elle et ses frères et sœurs soient gardés par leur vieille grand-mère.

Chapitre après chapitre, Fidèle nous narre son histoire et celle de sa tribu. Grâce à la variété des personnages, la fresque s’étend quasiment des années 50 jusqu’aux années 2010. Fidèle est née au début des années 80, certains de ses frères et sœurs plus tôt, d’autres plus tard. Rien que pour l’aperçu, voici quelques uns de leur prénoms : Dalida, Jésus, Alyson, JR, … Autant vous prévenir, cette famille c’est un joyeux boxon! Mais ce sont aussi des traumatismes qui ne sont pas tous beaux à voir. Pour ça, le roman d’Axl Cendres m’a beaucoup fait penser aux personnages d’Albert Cohen : des boute-en-train dramatiques. D’ailleurs malgré sa loufoquerie, ce roman renferme une part d’ombre qui lui donne un bel équilibre. D’ailleurs c’est surtout la fin qui m’a convaincue de la profondeur de ce roman, jusque là je passais un très bon moment de lecture, mais cette fin, sans révolutionner toute l’histoire lui donne une profondeur assez désarmante. 

A l’image de son titre, ce roman est franchement atypique, c’est un peu le bordel :  des aller retour présent-passé, une histoire différente à presque chaque chapitre, … Finalement, notre seul point de repère, c’est Fidèle et il lui arrive parfois d’être elle-même un peu paumée. Finalement c’est ce côté bancal qui fait qu’on s’attache autant à elle et à l’histoire de toute sa famille. Dans le bar de son père, Fidèle est entourée de loosers sympathiques que la vie a parfois un peu cabossée mais elle les aime bien comme ils sont. Elle fait tout pour ses proches mais elle sait aussi se montrer intraitable quand ils déconnent trop. Pas de portrait idylliques « à la vie à la mort », Fidèle sait quand s’investir ou non pour aider ses proches.

J’ai adoré être dans la tête de Fidèle, elle est tellement attachante! Et elle est amenée à côtoyer tellement de monde, avec des origines différentes, des parcours éclectiques, etc. Ce roman est une vraie ode à la tolérance et à la différence. Dysfonctionnelle c’est un gros gâteau au gout doux-amer de vie : amour, tristesse, passion, douceur, joie, colère, incompréhension, tolérance, … Ça va faire swinguer vos papilles de lecteur!

Qui a déjà lu Dysfonctionnelle? Est-ce que vous avez lu d’autres romans d’Axl Cendres? Je suis curieuse, dites moi tout en commentaire!

Je vous laisse avec une expression que j’ai découvert dans ce livre et que je trouve magnifique : 

« Prends soin de toi pour moi »

14 réflexions sur “Dysfonctionnelle d’Axl Cendres

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  5. C’est marrant, quand je l’ai lu à sa sortie j’avais été plutôt déçue (j’avais adoré La drôle de vie de Bibow Bradley), avec un avis très mitigé (sûrement influencé par les quelques coquilles sur lesquelles mes yeux ont fourché pendant ma lecture), et quelques années plus tard, pourtant, je pense très souvent à ce roman, qui, finalement, m’a beaucoup plus marqué que je ne le pensais ; c’est qu’il est difficile d’oublier ces personnages et cette ambiance excentrique ! D’ailleurs, cette petite phrase que tu cites à la fin, je la dis très souvent aussi depuis 🙂

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