Je suis là de Clélie Avit

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Je ne sais pas si vous vous rappelez de mon article sur le speedbooking? Si non, c’est par ici pour rattraper votre retard (mais rien d’obligatoire hein!). Maintenant que je suis de retour en France, j’ai repris le speedbooking et pour la session de Janvier j’ai récupéré Je suis là de Clélie Avit. Je n’avais jamais entendu parler de ce livre avant c’est donc sans à priori que je me suis plongée dedans. C’est un petit livre sympa mais j’ai trouvé qu’il lui manquait une petite étincelle en plus pour être réellement émouvant. Elsa est dans le coma depuis 5 mois et tout le monde la pense perdue alors qu’elle est réveillée et entend tout ce qui l’entoure sans pouvoir bouger la moindre partie de son corps. Thibault quand à lui erre dans les couloirs de l’hôpital et refuse de parler à son frère qui est hospitalisé à la suite d’un accident de voiture au cours duquel il a tué deux jeunes filles alors qu’il était ivre. Le hasard va mener les pas de Thibault dans la chambre d’Elsa et étrangement un lien va se nouer entre eux alors qu’en apparence ils ne peuvent pas communiquer.

Je dois avouer que j’ai un petit faible pour les histoires  de coma (oui je suis une personne bizarre…) alors j’étais très enthousiaste en commençant ma lecture. J’ai adoré le début du roman, et je me suis d’ailleurs enfilé ce petit livre d’à peine plus de 200 pages en une après midi. Mais en refermant le livre je n’étais plus si emballée que ça. Les apparences et l’ensemble sont assez plaisant mais c’est comme un feu d’artifice sans coup d’envoi : ben au final ça ne donne pas grand chose. On a le frémissement du « oh oui ça va bientôt démarrer » mais finalement non. Du coup j’ai été un peu déçue. Je crois d’ailleurs que j’ai un problème, je suis une vraie émotive mais il m’arrive régulièrement de ne pas être touchée par certaines œuvres, ici il me manquait une touche de sincérité peut être? J’ai bien vite deviné si oui ou non Elsa allait se réveiller car on voit beaucoup l’effet « Deus ex Machina » c’est comme si l’auteure nous mettait partout de gros panneaux rouges clignotants nous disant « Alors là je met pas cette phrase pour rien, c’est pour t’annoncer là fin, t’as compris? T’es sûr? Je peux te le rappeler encore un peu si tu veux? Si si j’insiste! ». La fin sonne un peu creux. Quand j’ai fermé le livre je me suis dit à voix haute « NUL! » (ça ne s’invente pas…) (bon ce n’est pas vrai, ce livre n’est pas nul mais j’étais frustrée de ne pas avoir pu pleurer) (oui je suis une personne très bizarre en fait). L’auteure tire tout un tas de ressorts dramatiques et n’en fait rien. Il y a des passages qui en théorie sont incroyablement fort et qui ne m’ont rien fait (alors que je suis une pleureuse pas très anonyme), je pense qu’en prenant là peine de développer un peu plus le roman aurait pu prendre bien plus de profondeur.

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En vrai, ce livre n’est pas nul, loin s’en faut, c’est juste qu’avec les 50 premières pages je m’attendais à ce que le livre soit un festival d’émotions et finalement, ben non. Je crois que c’est une lecture toute personnelle car j’ai vu que beaucoup de personnes avaient aimé, voir adoré ce livre qui a même été traduit en anglais. Je vais donc quand même vous parler des points positif car il y en a! En fait il y a deux points positifs : les personnages et la narration. Thibault est très attachant dans sa douceur et son côté petit chaton blessé. Il fait un peu sérieux et décalé à la fois ce qui lui donne une touche de sensibilité bienvenue. Elsa est un peu moins attachante mais elle est très gentille, j’aurais tout de même aimée être plus proche de ses émotions viscérales, je pense qu’à sa place je n’aurais pas été si calme si je me savais coincée dans mon corps! Sinon pour le second point positif, j’ai beaucoup aimé la narration alternée entre Thibault et Elsa. Chacun a son chapitre à tour de rôle et on suit leur pensées ce qui permet de s’attacher facilement à eux. La plume est vraiment pleine de douceur ce qui m’a tout de même permis de passer un bon moment de lecture.

Au final si l’auteure n’avait pas pris tout un tas de raccourcis dramatiques mal traités qu’elle oublie de développer, j’aurais pu adorer ce livre mais je reste finalement sceptique face au rendu final qui n’a pas su me toucher malgré un très gros potentiel.

Mmmmmh ... Meh.

Mmmmmh … Meh.

N’hésitez pas à partager votre avis en commentaire et sur ce je vous dis à bientôt! 

P.S. : Si vous aimez les histoires de coma bien traitées, fabuleuses, poignantes et sublimes, je vous recommande plutôt Très vite ou jamais de Rita Falk, ma chronique est par ici et ce livre est fabuleux. ❤

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9 réflexions sur “Je suis là de Clélie Avit

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