Je ne suis pas un salaud

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Salut! J’espère que vous allez bien?! En ce moment je ne vais pas souvent au cinéma mais je voulais absolument voir Je ne suis pas un salaud principalement car je suis avec attention la filmographie de Nicolas Duvauchelle, que j’adore, et il nous prouve encore une fois son talent avec ce film! J’ai un peu galéré pour aller voir ce film vu qu’il ne passais qu’à 22h et qu’à cette heure-ci j’ai souvent la flemme de sortir de chez moi, mais c’était la dernière semaine de projection dans ma ville du coup au lieu d’enfiler mon pyjama, j’ai abandonné ma couette et j’ai bravement affronté le froid : quand on veut on peut! Sinon, je m’y attendais mais j’ai quand même trouvé le film dur, très dur même. Ce n’est pas un film que l’on va voir pour le simple divertissement mais bien pour la réflexion. On découvre Eddie, un type de ceux qui font souvent un peu pitié. Il est au chômage, il s’est séparé de la mère de son fils et il passe le plus clair de son temps au bar et essaye de draguer avec lourdeur des jeunes filles le soir. Mais l’alcool ne lui réussit pas et il se retrouve victime d’une agression sérieuse par une bande de jeunes. Suite à son hospitalisation il est interrogé par la police et désigne Ahmed comme coupable, sauf qu’il sait que ce n’est pas le cas.

Eddie est loin d’être un personnage très sympathique au départ, il a surtout provoqué de la pitié et même un certain dégoût chez moi, sa lourdeur quand il drague m’a horripilé au début, mais pourtant même si je n’ai éprouvé aucune empathie pour ce personnage je voulais savoir pourquoi il était comme ça, j’avais quand même envie de comprendre pourquoi il était si pathétique. Et Nicolas Duvauchelle propose avec ce film un tour de force, je dois bien avouer que j’ai bêtement tendance à me dire qu’avec une si belle gueule on ne peut pas être un « connard », et bien Nicolas Duvauchelle joue à merveille de son physique et il a su contrecarrer ce charme naturel qu’il porte en lui pour faire ressortir Eddie dans toute sa puissance de personnage. Quand on connait particulièrement un  acteur on a tendance à superposer sa personnalité au027757.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx personnage, mais ici l’acteur s’efface et nous laisse voir Eddie tel qu’il est : un beauf. Mais le problème est bien au delà de ça, ce type à une psychologie dure à cerner. Rien que le titre nous fait réfléchir : Je ne suis pas un salaud. Certes au départ Eddie n’en est pas un. Mais il passe du type lambda au monstre. Et c’est à la fois intéressant mais presque oppressant de se retrouver face à ce personnage incompréhensible dont les choix vont se révéler horribles.

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Le film nous met au départ face à une victime : Eddie. Et à cause de ses choix il va sombrer dans une spirale infernale. Mais je vous avoue que je me suis presque sentie torturée, car bien qu’il soit au départ une victime à aucun moment je n’ai pu éprouver de la compassion à son égard et de par cette distance j’ai eu l’impression que le réalisateur me forçait à regarder la vérité en face. Sinon le film apporte bien d’autres réflexions : sur le racisme déjà. Même si il n’y a aucune certitude il est probable qu’Eddie désigne Ahmed juste parce qu’il a « la tête de l’emploi » et plutôt que de se sentir faible il veut prendre une position d’autorité et à son tour faire une victime. On034320.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx suit d’ailleurs la manière dont Eddie entraîne Ahmed dans son malheur et j’ai trouvé le parallèle intéressant. J’ai aussi apprécié la relation qu’entretient Eddie avec son fils Noam. Un enfant se construit avec ses parents et un garçon mime souvent son père, alors que se passe t’il quand le modèle n’en est pas un? Le scénario apporte également un réflexion intéressante là-dessus, tout comme la relation toxique qu’entretient Karine (interprétée par Mélanie Thierry) avec Eddie. 

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Au final ce film est très dur mais malgré le sentiment d’inconfort face à ces images frappantes, je suis contente de la réflexion que cette histoire m’a apporté. D’ailleurs même la musique contribue à cette atmosphère pesante. C’est un film intelligent mais qui, je pense, ne conviendra pas à tous : je vous laisse juge! Mais je suis curieuse d’avoir des retours si vous aussi vous l’avez vu! En tout cas ce film confirme mon admiration pour Nicolas Duvauchelle que j’ai adoré dans Comme des Frères et Maintenant ou Jamais et que j’ai bien envie de découvrir dans ses autres films comme Le Combat Ordinaire, Les Corps Impatients ou encore Pour une Femme. Si vous avez vu ces films n’hésitez pas à m’en parler!

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Sur ce je vous laisse et je vous souhaite un bon film si vous décidez d’aller le voir!

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6 réflexions sur “Je ne suis pas un salaud

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