Anna Karénine de Léon Tolstoï (+bilan weekend à 1000)

couv29890392

Salut mes chasseurs de livres! Je reviens déjà avec un (très gros) classique : Anna Karénine de Léon Tolstoï. Avec 1021 pages j’ai pensé qu’il serait parfait pour mon premier weekend à 1000! Mais j’ai été trop ambitieuse du coup j’ai du compléter mon challenge avec quelques mangas. Pour la prochaine fois je pense que je choisirai des livres un peu plus « légers ». Et vous vous avez tenter l’expérience weekend à 1000? Quel est votre bilan? Sinon pour revenir à Anna, j’ai acheté le livre depuis près de deux ans et je voulais le lire depuis longtemps mais sa taille m’impressionnait un peu, du coup je n’avais pas encore eu le courage de le commencer mais grâce à ce weekend c’est chose faite et au final je l’ai commencé le samedi pour le finir le mardi, quatre jours pour un si gros pavé ce n’est pas si mal, non? Je n’avais encore jamais lu de classique russe, pourtant il y en a beaucoup qui me tentent! Et j’ai donc commencé avec le classique des classique de ce grand pays : Anna Karenine. C’est une grande fresque qui nous décrit le destin d’Anna et de ses deux Alexis mais aussi de Kitty et Lévine. On traverse la Russie occidentale dans toutes ses nuances.

Pour les personnages j’ai été assez surprise, je pensais qu’il n’était question que d’Anna, après tout elle donne son nom au roman et la quatrième de couverture ne parle que d’elle. Et bien finalement ce n’est absolument pas le cas il y a au moins cinq personnages que je dirais principaux et bien plus de personnages secondaires. Anna n’apparaît qu’après plusieurs dizaines de pages et elle est finalement présente dans moins de la moitié des chapitres du roman! Du coup je vais vous donner mon avis sur ces personnages principaux. Pour commencer j’ai été un peu déçue par Anna, le résumé annonce une femme forte, passionnée, dans mon imagination je voyais presque une révolutionnaire. Alors certes au début je l’ai beaucoup aimé elle est belle, gracieuse, mystérieuse et elle charme tout le monde mais au fil des pages elle se soumet totalement et perd sa grandeur initiale. Pour finir de manière presque aussi fade que Madame Bovary (d’ailleurs je trouve que c’est très ironique d’avoir lu ces deux livres à la suite par hasard!). Bien sûr cette déchéance n’est pas anodine et elle correspond à la volonté de l’auteur mais du coup là où je pensais trouver une héroïne forte j’ai trouvé une énième femme brisée par une société patriarcale, qui change d’avis comme de robe au lieu de se battre et s’abandonne à ses sentiments les plus noirs.

Au cotés d’Anna se trouvent deux hommes : Alexis Alexandrovitch, son mari, et Alexis Vrönski son amant. J’ai un petit faible pour Alexis Karénine, le mari. Petite note en passant : tous les personnages ont un nom, un surnom, et parfois même un second nom alors j’ai mis un moment avant de bien comprendre qui est qui, c’est notamment le cas pour Anna qui s’appelle aussi Anna Arkadievna, qui n’est pourtant pas le nom de son mari, si quelqu’un à une explication  pour cette multitude de noms, je suis preneuse! Mais pour en revenir au mari, il est certes très rigide mais je trouve qu’il cache une certaine faiblesse. On ressent à travers lui que, finalement, les hommes aussi finissent pas être blessés de la soumission qu’ils imposent aux femmes. Il se retrouve dans la position de celui qui est trahi et trompé et il est totalement désarmé face à cette situation, il ne sait pas comment gérer ce problème. Lui qui a toujours été d’une rigueur sans faille se retrouve perdu sans Anna. Alexis Vrönski est lui beaucoup plus superficiel à mon goût, c’est un beau jeune homme mais j’ai eu du mal à m’attacher à lui. Il n’a pas un caractère très marqué et ne semble passionné par à peu près rien, et pourtant il est le pivot de l’histoire, le déclencheur de toute l’intrigue. Enfin deux autres personnages : Kitty Scherbatski et Constantin Dmitrich (aussi appelé Lévine). Autant les autres m’ont parfois déçu autant j’aime beaucoup ces deux personnages, que je ne m’attendais pas du tout à découvrir dans le récit. Ils affrontent avec droiture la dureté de leur existence. Ils ont une vraie force de caractère et apportent les plus belles réflexions de ce roman. Ils sont vraiment attachant, indépendants et ont une personnalité riche.

Du coté de l’histoire j’ai bien aimé l’ensemble. Au tout début je me suis dis « Oulala je ne vais jamais tenir jusqu’à la fin » mais passé une trentaine de pages un peu longues je suis vraiment rentrée dans l’histoire jusqu’à environ trois cent pages j’ai même adoré le roman qui présente à la fois la haute société russe de la fin du XIXème et la vie rurale, Léon Tolstoï nous dresse une vraie fresque sociale tout à fait passionnante. Oui mais … Car malheureusement il y a un mais. Le livre est beaucoup trop long et tous les raisonnements que propose l’auteur sont intéressants mais il y en a trop, beaucoup trop. L’histoire s’y noie un peu, ce qui est dommage. Car pour le reste j’ai bien accroché aux portraits de tous ces personnages avec deux axes centrés autour des groupes qui se forment entre les personnages principaux et surtout les couples. Avec un duo qui symbolise la déchéance et l’autre le bonheur acquis dans la douleur. Il y a vraiment beaucoup de réflexions possibles avec ce livre et je trouve que c’est intéressant mais l’auteur propose une plume un peu trop « savante » et traite de sociologie russe sur des centaines de pages ce qui a fini par me lasser.

Au final j’ai apprécié ce chef d’oeuvre et même si sa densité fait son identité j’aurais aimé qu’il soit un peu moins gros car j’ai finit par étouffer sous la masse de ce roman fleuve. Je pense que beaucoup pourront prendre plaisir à découvrir cette histoire tragique, personnellement j’ai adoré découvrir la Russie de l’intérieur. Ce livre m’a même donné envie de voyager, d’aller boire un thé russe à bord du transsibérien, de voir la vie en plus grand! Car même si je n’ai pas trouvé ici ce que je pensais, je me suis laissée surprendre et Tolstoï nous donne à voir et à lire quelque chose de très grand. 

Et voilà pour cet article! Avez vous lu cette oeuvre? Ou pas encore? Vous avez d’autres classiques russes à me conseiller? Et avez vous vu l’adaptation cinématographique avec Keira Knightley? J’ai bien envie de le regarder. Bien sûr n’hésitez pas à partager votre avis!

Bonne lecture! 

Publicités

11 réflexions sur “Anna Karénine de Léon Tolstoï (+bilan weekend à 1000)

  1. Pingback: Bilan de Février | La tête en claire

  2. J’ai beaucoup aimé Anna Karénine aussi, même si comme toi, je ne m’attendais pas à cette histoire parallèle ! Je lui trouve tout de même une grande utilité pour faire la comparaison entre ces deux histoires de couples.
    Je n’ai pas tenté le week-end à 1000 car j’avais déjà des plans ce week-end-là mais j’espère bien être plus libre pour le prochain et je suivrai tes conseils en prenant du plus léger^^
    En classiques russes, j’avais adoré Le Joueur de Dostoïevsky qui est beaucoup plus court mais captivant sur le thème de l’addiction au jeu ! 🙂

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s