Alaska

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Salut, salut! Pour l’article du jour c’est ciné! Ce weekend je suis allée voir Alaska. C’était totalement imprévu, je voulais aller au cinéma et je suis tombée sur la bande annonce sur le site de Mademoizelle alors que j’hésitais entre plusieurs films. Mais Alaska correspondait à ce que je cherchais à ce moment là donc j’ai foncé! Je suis ravie de cette découverte. Le film, qui est une production franco-italienne, n’est presque pas distribué dans les salles obscures et il passe dans moins de 20 cinémas sur toute la France alors qu’il mériterai d’être largement plus connu! Alaska est un drame romantique : Nadine rencontre Fausto sur le toit d’un grand hôtel parisien où il travaille et où elle passe un casting. Pour l’impressionner il lui montre la plus belle suite de l’hôtel en pensant que le client qui la loue ne reviendra pas avant de nombreuses heures. Mais le voilà qui rentre et surprend nos deux imprudents, il veut signaler cet intrusion à la direction mais Nadine tente de l’en empêcher, le client outré la repousse avec brutalité et Fausto le frappe violemment pour la défendre. Le verdict tombe : deux ans de prison. Pour une femme qu’il ne connaissait pas deux heures plus tôt. Il n’a pourtant qu’elle, et il passe ses deux ans de prison dans l’espoir de la revoir à sa sortie.

Fausto et Nadine sont assez différent et pourtant très semblables, à l’image de leur relation très particulière. J’ai adoré Fausto qui pourtant a tout du tombeur sympathique mais dangereux. Il est violent, il a le sang chaud et c’est un beau parleur. Mais il est sincère, parfois jusqu’à l’innocence. C’est un personnage très ambigu, difficile à cerner et pourtant super attachant. Je croyais ne pas connaitre166192 son interprète, Elio Germano, mais en fait je l’ai déjà vu dans La Dame dans l’Auto avec des Lunettes et un Fusil où je l’avais déjà trouvé charmant et mystérieux. Ici il apporte beaucoup de force et de profondeur à son personnage en faisant ressortir son innocence et ses fragilités, et surtout en exprimant magnifiquement la force de son amour. J’ai un peu moins accroché à Nadine car elle semble un peu fade surtout au début. Mais elle évolue beaucoup et ce qui semble parfois être une faiblesse de caractère se révèle être un sensibilité particulière. J’ai eu du mal 322256à la comprendre mais du coup elle m’a beaucoup intriguée. Et je trouve qu’Astrid Bergès-Frisbey donne une façon d’être assez unique à son personnage, teintée de mélancolie, comme si Nadine était brisée. Ce couple est très attachant, et j’ai vraiment apprécié le jeu des deux acteurs principaux, qui m’ont emporté avec eux dans la folle spirale de cette passion destructrice.

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J’ai tout autant aimé l’histoire. La liaison qui se construit entre Nadine et Fausto est totalement unique, entre la passion et la destruction. Ce sont des amants poison, ils sont attirés l’un vers l’autre mais leur relation les détruits. Nadine a une phrase parfaite pour décrire leur relation « On dirait que ça va bien pour moi parce 526498que ça va pas bien pour toi ». C’est exactement ça, ils ne peuvent pas se séparer, ils s’aiment mais pour que l’un se relève l’autre doit tomber au fond du trou. Des amants maudits. Ils se détruisent mais ils sont incapables de s’éloigner. L’histoire véhicule une vraie force, celle des passions incontrôlables et tragiques, qui sont belles et fortes comme un ouragan mais détruisent tout sur leur passage. J’adore les drames romantiques, je trouve qu’ils ont une force que la romance seule n’a pas.  Il y a dans ce film une puissance remarquable. C’est du grand cinéma, là où la musique (soit dit en passant, la bande son et géniale) et les images (avec des couleurs grandioses) sont faites pourx_1d4a689f sublimer le jeu des acteurs et nous transporter vers quelque chose de plus haut, de plus grand, qui nous dépasse, à l’image de la catharsis des grands drames de la Grèce antique : je suis ressortie du cinéma vidée et chamboulée. Ces deux personnages m’ont touchée avec force, délicatesse mais aussi avec une certaine rage, une rage de vivre, de s’en sortir et surtout une rage d’aimer, une passion dévorante qui fait vivre et mais qui tue en même temps.

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Vous l’aurez compris j’ai adoré ce film, qui m’a laissé une impression plus forte que je ne l’aurais cru. C’est une grande passion tragique, comme on en voit trop peu. En plus super bonus : une bonne partie du film est en italien et mes oreilles ont été charmées par cette langue gracieuse et charnelle qui parle directement au cœur et aux sensations. Comme une poésie à elle seule. Si ce film passe près de chez vous, foncez! Vous ne le regretterez pas!

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Et vous, vous l’avez vu? Ou vous y pensez? Partagez votre avis!

Bon film!

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19 réflexions sur “Alaska

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