Crimson Peak

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Hello! En ce moment je vais souvent au cinéma donc j’ai plein de chroniques à vous proposer! Cette fois-ci je continue sur ma lancée avec Crimson Peak du réalisateur Guillermo Del Toro. La bande annonce m’a délicieusement intrigué, l’esthétique du film semblait très aboutie et les acteurs choisis n’ont plus rien à prouver. Mais c’est tout de même un film d’épouvante et ce n’est pas un style que j’affectionne, cependant à force d’être dopée au roman gothique à la fac, mon esprit s’est dit que ce film plein de mystères pourrait me réserver des surprises. Et j’ai bel et bien frissonné avec cette production qui me change de mes habitudes. Crimson Peak, c’est l’histoire d’Edith Cushing, une jeune femme imaginative qui aime écrire des histoires de fantômes car … elle peut les voir! Cela dit personne ne prête attention aux récits de cette jeune femme trop entêtée et peu romantique. Jusqu’à sa rencontre avec Sir Thomas Sharpe qui accorde bien plus d’intérêt à ses récits de fantômes que n’importe qui d’autre avant.

Pour changer un peu, je vais commencer par vous parler de l’esthétique de ce film qui en est vraiment le point fort. Chaque nouveau décor est un régal visuel et on sent vraiment une recherche dans les jeux d’ombres et de lumières, ce qui crée une atmosphère tout à fait unique, qui nous met dans des conditions de réception idéale pour apprécier cet univers gothique à souhait. Ici l’influence des romans anglais est évidente, impossible de ne pas penser aux grands classiques du genre comme Les Mystères d’Udolfe d’Ann Radcliffe ou Frankenstein de Mary Shelley. Le traitement des couleurs aussi est très appréciable, l’univers se construit surtout autour du noir, du rouge et du blanc, visuellement c’est très marquant. En plus chaque personnage est associé à des tons sombres ou lumineux en fonction de ce qu’il représente dans le film.

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Justement, chaque personnage est une réussite, Mia Wasikowska est parfaite en Edith à la fois forte mais trop influencée par son imagination et ses rêveries, elle est l’égérie même de la jeune fille ingénue à l’origine de tant de romans gothiques. Elle est surtout la porteuse éternelle de chandeliers dans le film, ce qui apporte un éclairage sur son visage que est emblématique du film. Ensuite vient le très intrigant Sir Thomas Sharpe, interprété par Tom Hiddleston qui, comme à son habitude, nous offre un rôle indéfinissable, impossible de se sentir en confiance et en même temps on a envie de croire chacune de ses paroles. Thomas est un peu le pilier du film, il nous fait hésiter à chaque instant pour savoir quelles sont donc les intentions de chacun des personnages. Vient ensuite Lady Lucille Sharpe, la sœur de Thomas, on voit de suite qu’elle ne fait pas partie des « gentils » mais le jeu de Jessica Chastain, tout en nuance, crée un personnage à la fois sombre et attirant, qui apporte son grain de sel tout à fait unique au film. Et finalement le sympathique ami d’enfance d’Edith, le docteur Alan McMichael, joué par Charlie Hunnam, apporte une touche d’optimisme au film, mais en comparaison aux autres personnages il est vraiment lise et transparent.

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Pour ce qui est de l’histoire, elle est bien construite, j’ai frissonné d’effroi et je suis bien rentrée dans l’univers du film qui est richement construit. Mais au final même si le propos est bien développé, il n’est pas renversant. Les fantômes qui sont pourtant annoncé par la bande annonce comme une partie majeure du film n’ont au final qu’un intérêt très limité, ils sont là uniquement pour le frisson et si on les enlèves, le film ne change presque pas! Cependant, Crimson Peak c’est aussi une histoire d’amour, où tous les doutes sont permis, et le trio amoureux est tout à fait acceptable mais n’a rien de révolutionnaire.  Par contre la fin est bien pensée et donne au film une belle profondeur narrative.

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Au final, ce film est une réussite visuelle, un plaisir pour les yeux. Les acteurs sont vraiment très bon, et ont chacun des nuance de jeu qui rendent leurs personnages intrigants. Mais Crimson Peak reste avant tout un film de divertissement, de très bonne qualité certes, mais qui ne révolutionnera pas le monde du cinéma. N’hésitez pas à aller le voir, je pense qu’il plaira au plus grand nombre, et je serais ravie que vous me donniez votre avis sur ce film!

Bon cinéma!

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9 réflexions sur “Crimson Peak

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